Noémie Guerrin : remettre la santé mentale au cœur du travail. Du dirigeant au terrain
Nous connaissons tous cette scène. Une réunion s’éternise, les mêmes sujets reviennent, les épaules se crispent. Personne ne dit vraiment qu’il est à bout, mais ça se lit sur les visages. La santé mentale au travail n’est pas une idée abstraite : elle vit (et parfois souffre) dans ces moments-là. C’est là que Noémie Guerrin et Santé du Dirigeant entrent en jeu : remettre de l’air, du sens et des repères, pour que la performance ne se fasse plus au prix de la santé.
Comprendre, outiller, ancrer : une trajectoire qui respecte le réel
Au fil des missions, Noémie observe la même mécanique : la souffrance au travail ne vient pas d’un seul
facteur. Elle s’installe par petites couches : surcharge, zones floues,
tensions relationnelles, manque de reconnaissance etc. jusqu’à créer du stress
au travail. Son approche tient en trois verbes simples : comprendre (partir du
travail réel, écouter, objectiver), outiller (donner des gestes concrets aux
managers, RH et CSE) et ancrer
(installer des rituels soutenables qui durent). Cette trajectoire se traduit par des offres complémentaires
et très lisibles : audit, formations, capteurs terrain, conférences, et un blog
nourri d’expériences de terrain.
Mesurer pour décider (et pas pour faire joli)
Camille, directrice d’un service support, l’a dit simplement :
« On a des tableaux de bord, mais pas de cap. » L’audit des risques
psychosociaux (RPS) proposé par Noémie sert justement à décider. On y croise chiffres et vécus :
données, entretiens, ateliers. On cartographie ce qui use et ce qui aide, on priorise,
puis on construit un plan d’action
qui tient dans l’agenda et le budget.
Résultat : on passe
de « on sait qu’il y a un
problème » à « voilà ce qu’on fait cette semaine, ce trimestre, cette année ». Pour cadrer les démarches et s’appuyer sur des repères
partagés, l’INRS publie des guides de prévention et des fiches pratiques utiles aux employeurs, aux RH et aux managers.
En pratique, l’approche audit détaillée ici montre comment
transformer la mesure en décisions praticables.
Former pour transformer : apprendre des gestes qui changent la donne
Une formation en santé mentale utile ne sermonne pas : elle
entraîne. On y apprend à accueillir un signal faible, poser un cadre clair,
prévenir le harcèlement au travail, prioriser sans culpabiliser, conduire une
alerte, orienter vers les bons acteurs (management, RH, SPST). Les participants
repartent avec des phrases simples, des check-lists légères, et surtout la
permission d’agir tôt, avant la boule au ventre du dimanche soir. Les parcours
sont pensés pour coller au réel des équipes et des managers de proximité ; ils
combinent apports, mises en situation et retours d’expérience. Ces formations
en santé mentale soutiennent
directement la santé mentale en entreprise : moins de bruit, plus de
coopération, des arbitrages plus clairs. Découvrez les différentes modules de
formations accessibles à toutes les entreprises ici.
Capteurs Terrain® : des relais humains pour sentir avant que ça casse
Dans nombre d’entreprises, on ne manque pas de volonté : on manque de
capteurs. La Communauté Capteurs Terrain® crée ce maillon essentiel. Ce sont des
volontaires formés qui détectent les signaux faibles, écoutent sans juger,
orientent avec discernement et font le lien entre le vécu des équipes et la
gouvernance, en respectant confidentialité et consentement.
Ces relais de confiance ne remplacent
ni le management ni les cellules d’appui ; ils les articulent. Associé à
l’audit risques psychosociaux, le dispositif aide à passer de l’alerte à
l’action, en réduisant durablement le stress au travail. Vous aussi vous souhaitez
former vos équipes à cette detection : retrouvez le programme de formation
Capteur Terrain®. Pensé comme un capteur terrain au long cours, ce
réseau permet d’anticiper plutôt que d’éteindre des incendies.
Conférences : mettre des mots justes, ouvrir le dialogue
Parfois, il faut une étincelle pour oser dire « on n’y
arrive plus comme ça ». Les conférences de sensibilisation posent un langage
commun, apaisent les défenses, clarifient le cadre légal et les rôles de
chacun. On repart avec des premiers pas concrets : un rituel d’équipe de 20
minutes par semaine, un circuit d’escalade clair, un principe simple pour dire
non sans bloquer l’activité. Ces temps forts
embarquent CODIR, managers, RH et CSE sur une boussole partagée :
protéger les personnes et protéger le travail. Plus d’infos à retrouver sur la page
Conférences.
Entretenir la culture, pas seulement éteindre les feux
On avance mieux quand on nourrit la réflexion dans la durée.
Le blog de Santé du Dirigeant partage des retours d’expérience, des idées actionnables et des points de
vigilance et nourrit la
réflexion: comment repérer l’usure, différencier conflit et harcèlement, ou encore bâtir une organisation soutenable. C’est une façon douce, régulière, de garder le sujet
vivant et surtout d’éviter le piège des « grandes résolutions » qui s’épuisent vite pour mettre
un véritable pied dans l’action.
Conclusion : une santé mentale incarnée, qui soutient la performance
Prévenir les risques psychosociaux n’est pas un supplément d’âme,
c’est un choix de
management et de gouvernance. Ce que propose
Noémie Guerrin est simple à énoncer et exigeant à tenir : partir du travail réel, regarder ce qui use autant que ce qui
aide, et traduire ces constats en gestes concrets qui durent. Concrètement,
cela veut
dire : un cap clair donné par la direction (ce qu’on protège,
ce qu’on valorise), des rituels
sobres qui structurent la régulation
(priorisation, points d’équipe, circuits d’alerte
lisibles), des référents formés capables d’écouter sans dramatiser ni minimiser,
des indicateurs parcimonieux qui éclairent
l’action au lieu de l’alourdir et une montée en compétences continue pour que chacun
sache quoi faire, à son niveau.
Comments
Post a Comment